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Que faire devant cette violence ?

Des bébés, des enfants, toute une génération meurent devant nos yeux.


Que faire devant cette violence? Ma réponds à cette question, est sans parti-pris politique ou religieux, sans détenir la vérité, simplement parce que je suis une maman qui donne la vie.


Sur mon chemin, j’ai appris qu’il y avait des principes universels qui sont enseignés depuis très longtemps par les plus grands sages. Je me sens portée par la citation de marc Aurèle qui a plus de 2000 ans. Je prends conscience de sa vertu dans la profondeur de chaque expérience et davantage au travers des plus difficiles à vivre.


Marc Aurèle, dit : « Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être, mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre. 


Supporter ce qui ne peut être changé

Je suis impuissante face à ces situations d’horreur. Je ne peux pas arrêter les guerres. Je ne peux pas avoir de pouvoir sur les persécuteurs, les tirants, les bourreaux.

Alors, j’accueille, non pas en acceptant comme par fatalité ou par fuite, non, j’accueille ce qui est. Je ne suis pas en accord avec ce qui est, peu importe le bourreau. Il nous faut de la force pour supporter l’inacceptable, l’horreur, la bêtise, le pouvoir de vie ou de mort sur un autre individu.


Le courage de changer ce qui peut l'être

Je n’ai pas tous les tenants et aboutissants des situations. Comme l’idée de cette théorie de l’effet papillon, je comprend que de petites actions, minimes soient-elles, peuvent éventuellement provoquer des conséquences importantes à l’autre bout de la planète. Nous comprenons que tout semble être relié.

Pour comprendre, « relier », il faut goûter à ce qui se passe à l’intérieur. Percevoir qu’aucune séparation n’existe entre les êtres. Que l’interdépendance des espèces et des écosystèmes existent et qu’un simple petit changement peut avoir des répercussions sur l’ensemble. Que les choix ou actions d’une personne peuvent changer considérablement le devenir d’une vie, d’une famille, d’un peuple et du monde entier.

Il est possible que nous soyons également relié par nos âmes, un esprit, une conscience, peu importe, mais quelque chose d’indéfinissable et d’impalpable qui nous relit toutes et tous à la vie. Je pense aussi que toutes les idées et les connaissances sont reliées et participent à l’évolution de chacun.


Alors pour toutes ces raisons, je me sens profondément reliée et je ne peux ni fuir, ni fermer les yeux. Je ne peux non plus agir en me battant, en jugeant et en condamnant.

Parce que cela n’arrange ni la situation, ni le retour des tous ces morts et risquerait de me détruire à petit feu.


Il y a déjà de nombreuses années, lorsque j’ai découvert cette histoire des oiseaux blanc et des oiseaux noirs, j’ai eu envie de suivre cette direction.

Je vous résume cette histoire.

Il existerait en chacun.e de nous, un potentiel d’oiseaux blancs correspondant aux formes-pensées de la beauté, de la lumière, de la douceur, de la paix, de l’amour, de la simplicité, de la légèreté, etc..

Il existerait aussi, en chacun.e de nous, un potentiel d’oiseaux noirs correspondant aux formes-pensées de la haine, de la colère, de la violence, de la jalousie, de la tromperie, de la vanité, etc..

En fonction de notre environnement, nos conditionnements, nos formatages, nos valeurs, etc.. La quantité d’oiseaux noir et blanc serait différente pour chacun.e de nous.

Plus, je libère d’oiseaux blancs par mes actions, paroles et pensées bienveillantes plus je laisse de place en moi pour accueillir la beauté, la bonté, l’amitié, la bienveillance, l’empathie, la compassion, etc.. Ainsi, je contribue au potentiel d’altruisme, d’humanité et d’amour.

Plus je libère d’oiseaux noirs par mes actes, paroles et pensées violentes et malveillantes, plus je laisse la place en moi pour attirer l’agressivité, la brutalité, la méfiance, la virulence et les mauvaises tempêtes. Ainsi, je contribue au potentiel de malveillance, d’animosité, de méchanceté, jusqu’à la cruauté.


Ma façon à moi, de changer ce qui peut être, c’est d’agir non pas pour le présent, mais dans le présent pour le futur.


Il me semble juste, de considérer que tout ce qui se vit dans l’instant, est une simple conséquence, rien d’autre. C’est d’hier qu’appartiennent les causes. Je ne peux plus agir sur les causes. Je peux seulement, agir maintenant pour que l’action d’aujourd’hui est une belle conséquence pour demain.

Exemple, je casse un verre, je ne peux plus agir sur ce verre. Je peux me mettre en colère, accuser l’autre, le verre est cassé, cela ne changera rien. La cause est avant la chute. Dans l’instant, je peux seulement agir sur le devenir des autres verres, en observant et identifiant les causes de la chute. Ainsi, je peux m’améliorer pour éviter de devoir jeter de la vaisselle.


En prenant un peu de recul devant les situations qui se présentent, je peux me demander si je suis prête à vivre la conséquence de mes actes ou non-actes, de mes paroles ou de mon silence et de mes pensées ?


Comment puis-je agir concrètement ? Qu’est-ce qui est possible pour moi ?

Je choisis de rester calme et le plus possible sereine pour augmenter le potentiel de paix sur Terre. La non-action consciente est une action puissante qui favorise la détente, la compassion, l’amour…

Lorsque je suis silence et calme, que la bienveillance vibre en moi, je peux prendre une personne dans mes bras. Elle ressentira les bienfaits immédiatement. Elle recevra ce qu’elle est venue chercher en réconfort et moi, j’aurai la possibilité de libérer le potentiel qui demande à être offert. Et cela est bon pour les deux !

Ainsi, tous les jours, je décide en conscience d’ouvrir mes bras pour recevoir des bébés, des enfants, des mamans, des papas partis trop tôt lors des effroyables guerres du monde.

Si nous sommes tous reliés, que je sois en contact ou pas, est identique.


Je ne suis ni immobile, ni insensible mais touchée, comme tout le monde ?

Profondément touchée, car je ne pense pas, que nous puissions prétendre, être heureux.se tant qu’un être souffre sur cette planète.


Ce qui me semble juste, c’est d’observer attentivement ce qui se déclenche en moi.

Si des colères se manifestent, je vais voir la blessure qui est réactivée par la situation présente.

Comment ce qui se passe devant moi, vient me toucher ?

Je peux donc changer quelque chose en moi.

C’est en m’accueillant tel que je suis, que je sers le mieux le monde.


Isabelle Janvier 2024


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