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Le Silence

La sensation, que partout le monde soit agité, semble souvent favoriser la recherche de lieux privilégiés pour y trouver la quiétude. Le fond des bois ou le désert sont favorables pour le silence extérieur. L’isolement dans ces lieux provoque un calme lorsque tout s’anime trop autour de nous. Le chant merveilleux des oiseaux, le vent dans les arbres participent à ce retour à la tranquillité. Mais de retour dans la tempête de notre vie, le silence s’enfuit.

Alors cet état, tant désiré par le chercheur, qui veut évoluer au-delà des apparences extérieures, est-il rare et si difficile à approcher ? Le silence ne se trouve pas uniquement dans la solitude, il est déjà en soi. C’est un espace de conscience éloigné de l’agitation et des croyances. Un état de bien-être intérieur et de quiétude qui émane de l’être contemplatif immobile et conscient. Il exprime l’abandon des incessants tourments et du flux des paroles. Il est sérénité, détente et paix intérieure. Quand les turbulences extérieures ne nous dérangent plus nous sommes dans la perception du vrai silence. Il est dans nos oreilles, dans notre cœur, dans notre capacité à être présent.e à soi-même dans toutes les circonstances. Il ne se perçoit, ni ne se comprend avec nos sens. Le silence, c’est la suspension de nos doutes, de nos inquiétudes. Une récréation, une pause de notre cerveau qui cesse de faire tourbillonner dans tous le sens, les bavardages de notre pensée. Il se dévoile au détour d’une interruption de notre mental. C’est un espace, un répit que nous découvrons lorsque nous sommes là, en soi. Il n’a besoin de rien, mais il demande de tout lâcher. A quoi sert-il ? Pourquoi le rechercher ? Il calme notre corps et notre mental. Il éveille notre concentration et notre créativité. Il permet de s’éloigner des conditionnements et de l’agitation extérieure. Il demande la pleine conscience pour sortir de la compulsivité. Il ressource. Il préserve notre équilibre physique, psychique et émotionnel. C’est un espace vital de communion avec soi-même. Au cœur du silence intérieur, il nous est possible de se rencontrer plus authentiquement pour assumer nos ombres et lumières. Une certaine sagesse offre la possibilité de répondre plus calmement aux influences extérieures, sans fuir ni réagir. Quel est donc le secret pour atteindre le silence, pour le sentir se manifester en soi ? Le secret à déguster est d’être immobile en soi. Sans voix, serein.e et paisible dans tous les espaces de son Être. De s’exprimer avec sagesse, dans toutes les situations de notre vie au quotidien. C’est de la patience et du temps pour contempler et accueillir. Une observation rigoureuse de notre dialogue intérieur. Une recherche permanente du sens de la vie. Une attention exigeante d'être en pleine conscience pour tenter de se réajuster à chaque moment. Le silence inspire et enseigne. Il est ressource, nourriture et ancrage. Il nourrit le besoin d’intériorité et de simplicité. Pour percevoir le silence, il nous faut pratiquer le silence pour devenir pas à pas silencieux. Silence, Je me délecte de ta saveur douce et me nourris de ta sagesse ! Isabelle

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